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Comment venir à l'île de la Réunion dans l'Océan Indien ?
| La vie moderne a oublié en
route le bateau, jadis accès traditionnel aux îles, et qui ne transporte
plus que des conteneurs. Il faut dire qu'Il met vingt jours à relier
Marseille ou Nantes à la Pointe des Galets et que les touristes de notre fin
de siècle s'accommoderaient sans doute mal d'une aussi longue croisière sans
escale... |
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Oubliez par conséquent
la voie
maritime, même si on ressort régulièrement le vieux projet d'un ferry
Réunion-Maurice.
D'ailleurs l'océan Indien est une mer parfois rude et il n'est pas du tout sûr
que l'image d'une douce navigation tropicale coïncide avec la réalité...
Le véhicule obligé est donc l'avion. Il faudrait dire les avions, avec cette
importante précision : le trafic augmente si vite et les compagnies se
multiplient tant qu'il serait présomptueux de vouloir donner en cette matière
des chiffres ou des adresses: ce guide serait caduc avant d'avoir paru.
Voie aérienne
Ceux qui n'ont connu que le Gillot des années 70,
désuète aérogare de province, où le tout-Réunion se bousculait à chaque arrivée
de 707, seront sidérés de découvrir le trafic actuel : il est des jours de
pointe où on compte plus de trente vols et la nouvelle aérogare, conçue pour
vingt ans, a dû être doublée bien avant la date prévue, tant son immense hall
avait fini par sembler petit.
Le flot croissant des passagers (400.000 arrivées et départs en 1983, près de
700.000 en 1989) est alimenté par des touristes, certes, mais aussi par les
Réunionnais eux-mêmes, auxquels les effets conjugués de l'augmentation du niveau
de vie et de la diminution des tarifs aériens a rendu le voyage beaucoup plus
accessible que jadis. Ceci entraîne une conséquence non négligeable pour le
touriste les départs et retours de vacances scolaires sont une sorte de 15 août
local et, comme sur les autoroutes hexagonales, on se presse à Gillot pour les
grandes migrations. Celui qui a oublié de confirmer son billet quelque part
entre le 15 décembre et la mi-février, ou en juillet-aout, risque de payer sa
négligence par de longues attentes...
La multiplication des voyageurs a eu cette autre conséquence, heureuse : la
multiplication des transporteurs. Donc la baisse des tarifs.
Nous ne pouvons que conseiller au visiteur de comparer prix et services.
Il y en a pour tous les goûts, du voyage haut de gamme au charter, et pour
toutes les bourses.
L'île n'étant desservie que par des compagnies
dûment contrôlées, il y a relativement peu de retards ou d'annulations de vols.
La liaison dure de 12 à 14 heures, avec au minimum une escale.
L'allongement de la piste de Gillot, grâce aux gros porteurs, permettra les vols
sans escale avant la fin du siècle.
L'ouverture de la Réunion sur sa région permet de combiner plusieurs
destinations, par exemple un doublé Réunion-Maurice. ou une arrivée par
Madagascar, les Seychelles....
Cependant, nous ne conseillons pas de multiplier les sauts de puce : on perd
beaucoup de temps à changer de pays. entre la douane et les attentes aux
aérogares, et à trop vouloir voir, on ne voit rien du tout !
source : La Réunion - Daniel Vaxelaire |